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Le préfet Yanick Baillargeon dénonce une injustice

Domaine-du-Roy veut être incluse dans le programme DÉPART

Denis Hudon
Le 11 février 2024 — Modifié à 08 h 10 min le 11 février 2024
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Domaine-du-Roy veut être incluse dans le programme DÉPART

La MRC Domaine-du-Roy demande formellement à Québec de réviser ses critères et qu’elle soit admissible au Programme de développement économique pour l’aide à la redynamisation des territoires (DÉPART), alors que sa voisine la MRC Maria-Chapdelaine y figure.

Le préfet Yanick Baillargeon ne digère toujours pas l’exclusion du territoire Domaine-du-Roy du programme, ce qui, selon lui, est injuste.

C’est pourquoi les élus ont adopté une résolution demandant au ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie que les MRC limitrophes vivant des problèmes de dévitalisation soient admissibles au programme DÉPART.

« Je voulais que notre message soit clair et appuyé par tous les élus. Un conseil de MRC, ça parle par résolution. Dans la situation actuelle, nous sommes défavorisés. On demande une flexibilité du programme pour qu’on puisse nous aussi bénéficier des sommes disponibles du programme DÉPART afin d’aider nos PME ».

Le programme DÉPART dispose d’une enveloppe globale de 75 M$ avec une subvention aux PME (250 employés ou moins) d’un minimum de 15 000 $ et pouvant aller jusqu’à un maximum de 150 000 $ par projet. Il s’adresse aux municipalités les plus dévitalisées.

La MRC Maria-Chapdelaine se situe dans le 5e quintile de dévitalisation et la MRC Domaine-du-Roy dans le 4e quintile.

Pour le préfet Baillargeon, sa MRC est nettement défavorisée par rapport à sa voisine, alors qu’il estime que les deux territoires ont sensiblement les mêmes économies et les mêmes types d’entreprises.

« Ça crée une concurrence déloyale. On vitalise une MRC au détriment de l’autre », dit le préfet du Domaine-du-Roy ».

Main-d’oeuvre

Par ailleurs, la MRC Domaine-du-Roy a autorisé l’entente avec Service Québec pour le déploiement de la main-d’œuvre sur son territoire. Un comité d’employabilité formé dans les derniers mois a ciblé les priorités et mettra en action certaines activités, notamment des déjeuners thématiques, des séances d’information et des salons de l’emploi.

Le projet total est de 61 537 $, dont 28 500 $ assumés par Service Québec et un peu plus de 33 000 $ via deux fonds subventionnés et réservés à la MRC.

« Ce sont des ententes sur le déploiement de la main-d’œuvre avec Service Québec qui reviennent et qu’on renouvelle régulièrement, à tous les deux ou trois ans environ », indique le préfet.

 

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