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De l’atelier à l’économusée : la métamorphose de Mikuniss Collection

Emmanuelle LeBlond
Le 20 février 2026 — Modifié à 09 h 00 min le 19 février 2026
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste

Valéry Larouche est une femme d’affaires inarrêtable. Depuis la création de Mikuniss Collection, l’entrepreneure enchaîne les projets avec une énergie qui ne faiblit pas. Et maintenant, un chantier d’envergure s’apprête à prendre forme : un économusée.

Avant de se lancer en mode, Valéry Larouche a étudié en comptabilité, un domaine dans lequel elle a travaillé pendant huit ans. Puis, du jour au lendemain, elle a décidé de s’installer à Montréal pour suivre une formation en design de mode au Cégep Marie‑Victorin.

« La dernière année, j’avais le droit de choisir de rester en textile ou de m’en aller du côté de la fourrure. Évidemment, j’ai été en fourrure. Ça m’a vraiment fait triper. C’est une matière que je voulais travailler », dit-elle.

De retour dans la région, elle a ouvert sa propre entreprise de fabrication de vêtements et accessoires de mode, Mikuniss Collection. La propriétaire et designer a choisi d’aménager son atelier de production dans les locaux de Robertson Fourrures, sur la rue Ouiatchouan, à Mashteuiatsh.

L’entreprise a rapidement pris son envol. « J’ai commencé à faire des vêtements prêt-à-porter pour me faire connaître et pour montrer de quoi j’étais capable », souligne celle qui aime concevoir chacune de ses créations du début à la fin.

La marque propose des pièces uniques, issues du savoir‑faire d’artistes et d’artisans et empreintes de l’héritage des cultures des Premières Nations. « Dans différentes communautés, il va avoir des motifs ou des couleurs différentes. J’aime m’inspirer partout là-dedans. Les cultures autochtones sont larges. C’est coloré et vibrant. »

Un an plus tard, en 2024, l’opportunité d’acquérir Robertson Fourrures s’est présentée. Valéry Larouche a saisi sa chance. Elle s’est retrouvée avec une nouvelle clientèle et de nouveaux produits. Surtout, elle a renoué avec son amour de la fourrure.

Celle qui était autrefois seule s’est entourée d’une équipe. Aujourd’hui, quatre personnes travaillent avec elle dans l’atelier.

Passer à un autre niveau

La tête de Valéry Larouche fourmille de projets. Depuis quelque temps déjà, elle nourrit l’ambition de transformer Mikuniss Collection en économusée. L’objectif ? Dévoiler l’envers des arts textiles en mettant en lumière le savoir‑faire autochtone et le travail de la fourrure.

« J’ai fusionné Robertson avec Mikuniss. Le nom de Robertson n’existe plus vraiment. Je veux vraiment garder l’essence de cette entreprise. Je veux vraiment que les gens dans la communauté sentent que je veux garder la tradition de ça. Ils ont quand même été ici depuis six générations. Ce sont des pionniers dans le domaine de la fourrure. Je trouvais que c’était important de garder cette histoire-là. »

Les visiteurs pourront s’immerger dans un parcours multisensoriel composé de plusieurs étapes. Premier arrêt : le comptoir historique composé d’artéfact et de photos d’archives. « On va parler du premier travail de la fourrure et de la façon dont on l’a amenée vers quelque chose de plus contemporain », explique-t-elle.

Ensuite, le public pourra découvrir l’atelier de fourrure, où il pourra entrer dans une voûte pour contempler les peaux soigneusement entreposées pour les créations. La visite se terminera dans l’atelier textile.

Valéry Larouche planche sur le projet en collaboration avec la Société du réseau Économusée. Idéalement, l’entrepreneure souhaite que l’économusée soit prêt pour la prochaine saison touristique, afin de pouvoir l’inaugurer à l’automne.

L’initiative représente un investissement de 500 000 $. Pour mener le projet à terme, une campagne de sociofinancement a été lancée sur la plateforme La Ruche dans le but d’amasser 20 000 $.

La femme d’affaires mise sur l’appui de la communauté : « Ce que je veux avec cette campagne, c’est qu’elle rassemble le monde et que les gens soient derrière moi et qui m’aident dans mon projet. »

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