Les excuses présentées jeudi par le président-directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, n’ont pas plu à la classe politique québécoise, alors que le PDG n’a toujours pas appris à parler français cinq ans après avoir promis de l’apprendre.
Selon Radio-Canada, une motion visant son licenciement a été adoptée jeudi à l’Assemblée nationale, malgré des excuses préparées spécifiquement pour les francophones du pays transmises aux médias en matinée. Dans sa déclaration, Michael Rousseau souligne qu’il est profondément attristé que son incapacité à parler en français ait dévié l'attention du profond deuil des familles et de la grande résilience des employés d'Air Canada.
Des « larmes de crocodiles », c’est de cette manière dont le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, décrit les excuses de M. Rousseau. Il y a également la ministre de l’Emploi, Pascale Déry, qui dénonce la situation. Elle qui travaillait comme directrice des relations médias pour la compagnie en 2021 et qui a dû défendre le PDG lorsque celui-ci s’était vanté de vivre à Montréal depuis 2007 sans avoir appris le français. La ministre Déry ajoute que Michael Rousseau n’apprendra pas la langue de Molière, car il ne le veut pas.
Mentionnons qu’en plus de la motion votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le Commissariat aux langues officielles du Canada recensait jeudi matin 1556 plaintes envers le message du PDG d’Air Canada à la suite de la tragédie de LaGuardia.