Le Saguenay–Lac-Saint-Jean continue de se démarquer à l’échelle canadienne en matière de diagnostic du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Selon les données les plus récentes, la proportion de personnes vivant avec ce trouble dans la région oscille entre 15 % et 20 %, soit deux à trois fois plus que la moyenne nationale, estimée entre 5 % et 8 %.
Cette réalité n’est pas nouvelle. Déjà en 2022, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) soulignait que la région occupait le premier rang pour le nombre d’ordonnances de médicaments destinés à traiter le TDAH. À l’époque, près de 15 % des jeunes de moins de 24 ans de la région prenaient ce type de médication, rapporte Radio-Canada.
De plus, une enquête dévoilé en 2018, basée sur des données recueillies en 2016-2017, révélait qu’environ un élève du secondaire sur trois dans la région avait reçu un diagnostic de TDAH.
Face à ces chiffres, les autorités de la santé publique tentent de mieux comprendre les causes de cette surreprésentation. Parmi les hypothèses avancées figure celle d’un possible surdiagnostic. Les experts évoquent notamment des contraintes d’accès aux évaluations complètes, qui pourraient mener à des diagnostics posés plus rapidement.