Temps de lecture : 1 min 29 s

Les coûts de pollinisation en bleuetières en forte hausse

Le 02 mars 2022 à 13 h 37
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

La pollinisation des bleuetières est en train de devenir un enjeu de taille pour les producteurs. Les apiculteurs québécois sont incapables de répondre à la demande et les prix sont en forte hausse.

« Le bleuet est la culture qui exige le plus d’efforts de pollinisation. La demande est en hausse constante alors qu’il y a une stagnation de l’offre de ruches depuis 4 à 5 ans. Et pour 2022, les apiculteurs s’attendent à des pertes importantes pour l’hiver, alors l’offre risque d’être encore moindre », explique le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec (SPBQ), Nicolas Pedneault.

Ce dernier précise que la location d’une ruche qui coûtait autour de 120 à 130 $ il n’y a pas si longtemps pourrait osciller entre 175 $ et 200 $ selon les producteurs.

Or, il faut d’une à trois ruches par acre, selon les recommandations agronomiques propres à chaque bleuetière, afin d’obtenir des rendements optimaux. Une pollinisation insuffisante se répercute nécessairement sur les rendements lors de la récolte, donc sur les revenus.

« La pollinisation est pas mal notre plus gros coût d’opération et ça risque d’augmenter. C’est dommage, car nous avons connu une mauvaise année de récolte qui a été compensée par de meilleurs prix sur les marchés. Si les prix devaient baisser, on se retrouvera rapidement avec un problème. La pollinisation est un enjeu critique pour les producteurs. »

Importation?

Nicolas Pedneault mentionne être en contact régulier avec des représentants de l’industrie de l’apiculture du Québec, mais les solutions sont difficiles à trouver. S’approvisionner ailleurs n’est pas non plus une option facile d’accès, puisqu’il faut éviter d’importer au Québec d’éventuelles maladies ou parasites qui n’y sont pas présents.

« Nous avons même regardé du côté de l’Ontario et du Manitoba, mais il y a toute une règlementation qui rend l’importation de ruches très difficile. En Ontario, il y a le petit coléoptère de la ruche qui est présent, alors ça complique les choses. Nous explorons diverses solutions pour tenter de répondre à nos besoins. »

Et comme si ce n’était pas assez, les apiculteurs ont de la difficulté à se procurer des abeilles à l’international en raison des impacts de la pandémie sur le transport.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 14 septembre 2026

Tarifs américains : Serdex prône la diversification

Serdex International, dont la place d’affaire est à Alma, le confirme : les tarifs douaniers américains préoccupent de nombreuses entreprises manufacturières de la région. Sans pouvoir indiquer leur nombre, la directrice générale Nadine Brassard précise que certaines sont déjà touchées et d’autres craignent de l’être. Nadine ...

Publié le 14 septembre 2026

Une usine deux fois plus grande et moderne

Structures Mur à Mur a dévoilé au public, la semaine dernière à Métabetchouan-Lac-à-Croix, ses nouvelles installations à la suite d’un investissement de 3 M$ consacré à l’agrandissement et à la modernisation de son usine. Structures Mur à Mur emploie une trentaine de personnes et œuvre dans la fabrication de structures ...

Publié le 09 septembre 2026

Washington riposte aux contre-tarifs d’Ottawa en moins de 24h

Moins de 24 heures après l’entrée en vigueur des contre-tarifs canadiens visant près de 28 milliards de dollars de produits américains, l’administration Trump a annoncé une nouvelle série de mesures commerciales contre le Canada, allant de l’exclusion des fournisseurs canadiens des marchés publics américains à l’interdiction ...