Économie

Temps de lecture : 1 min 27 s

Camping Écohébergement Assi-Nipi

Près de 1 M$ pour développer du tourisme régénératif

Denis Hudon
Le 20 mars 2024 — Modifié à 18 h 25 min le 19 mars 2024
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le Camping Écohébergement Assi-Nipi à Mashteuiatsh investira près d’un million de dollars pour développer le tourisme régénératif. Cette nouvelle entreprise est née de la scission du Camping Plage Robertson.

En s’associant, Sonia Robertson et ses fils Léo et Uauietilu ont élaboré et développé leur propre modèle qui ne trouve nul équivalent dans la région ni même ailleurs, selon eux. D’ailleurs, la transition du camping est amorcée depuis l’été passé.

Assi-Nipi (Ter-Eau) veut faire vivre aux touristes une expérience de partage de la culture innue dans toute son ingéniosité.

« Ce que l’on propose, c’est une expérience transformatrice de symbiose entre la nature et l’humain, avec de l’hébergement écologique au cœur d’une forêt nourricière. Un lieu qui met en valeur les savoirs des Pekuakamiulnuatsh qui ont vécu de façon harmonieuse avec l’environnement durant des millénaires », explique Sonia Robertson.

Dans les prochains mois, les premiers bâtiments feront leur apparition. On y construira un pavillon principal pour l’accueil ainsi qu’un bâtiment multifonctionnel à aire ouverte, avec un espace café, une petite scène, un coin cuisine pour y tenir des ateliers, etc.

Forêt nourricière

Assi-Nipi veut profiter de sa forêt nourricière sur le site qui continuera à se développer, pour encourager l’autonomie alimentaire. Quelque 600 plantes végétales s’ajouteront dès cet été. À partir des nombreux arbres fruitiers, il est dans les plans des propriétaires de créer éventuellement divers produits alimentaires.

Le camping dispose d’environ 70 emplacements, dont une vingtaine au cœur même de la forêt nourricière. Il accueille surtout des tentes et des petits campeurs (roulottes), mais offre aussi des espaces pour le camping sauvage.

« Nos sites de camping sont en bordure du lac Saint-Jean, dans un boisé ou dans un aménagement nourricier. Nos types d’hébergement sont variés, allant du prêt-à-camper d’inspiration ilnue, aux tipis, en passant par le glamping, jusqu’aux tentes suspendues, un produit unique dans la région », ajoute Sonia Robertson.

Pour elle, le tourisme régénératif va au-delà du tourisme durable par l’impact positif laissé sur le milieu d’accueil et sur les visiteurs.

« On souhaite que les touristes repartent de leur expérience avec un regard différent sur le monde et une nouvelle façon de considérer l’environnement », conclut Sonia Robertson.

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