La Chambre de commerce et d’industrie Saguenay–Le Fjord (CCISF) a dévoilé hier la mise à jour de son étude économique portant sur les perspectives d’investissements et les opportunités d’affaires dans la région d’ici 2035.
Réalisée auprès des grands donneurs d’ordres, cette nouvelle édition survient deux ans après la première version publiée en novembre 2024, afin de refléter les nombreuses transformations économiques et géopolitiques survenus depuis.
Cette nouvelles édition a substantiellement revus à la hausse les investissements anticipés au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Alors qu’ils étaient évalués à 27 milliards de dollars en 2024, ils atteignent désormais 37,7 milliards de dollars pour la période 2025-2035 et devraient générer des retombées économiques estimées à 24,1 milliards de dollars en produit intérieur brut (PIB) et soutenir près de 14 000 emplois dans la région.
De plus, selon la mise à jour de la CCISF, les investissements déjà réalisés en immobilisations et en réparations non résidentielles au cours des deux dernières années confirment la capacité de la région à réaliser des projets d’envergure et les prévisions, légèrement à la hausse, indiquent qu’elle peut absorber un tel volume d’affaires.
« Notre région réunit toutes les conditions gagnantes pour être compétitive et assurer son dynamisme économique. Cette étude nous donne une vision claire, des données solides et des leviers d'action concrets. C'est maintenant le moment de se mobiliser ensemble pour que chaque dollar investi dans la région profite à notre écosystème d’affaires », lance Sandra Rossignol, PDG de la CCISF.
Des défis à surmonter
L’étude met toutefois en lumière plusieurs enjeux qui devront être adressés afin de tirer pleinement profit des investissements à venir. Le principal défi demeure la disponibilité de main-d’œuvre spécialisée, particulièrement dans des métiers clés tels que les électrotechniciens, les soudeurs et les mécaniciens de chantier.
La productivité du secteur de la construction, inférieure à la moyenne québécoise depuis plusieurs années, constitue également un frein potentiel. À cela s’ajoutent des enjeux persistants liés à l’accès à l’énergie et au logement, des conditions jugées essentielles pour permettre le démarrage des projets selon les échéanciers prévus.
« Le constat est clair, la région se positionne dans une période économique phare. Ces défis appellent une planification proactive et une coordination renforcée entre les acteurs du milieu. Le Port de Saguenay, le Corridor du Nord canadien, la Base des Forces canadiennes de Bagotville et nos infrastructures stratégiques constituent également des atouts majeurs. », conclut Sandra Rossignol.
Trois axes d’intervention
Pour répondre à ces enjeux, l’étude propose trois axes d’intervention. Le premier vise à assurer la disponibilité, l’adéquation et la productivité de la main-d’œuvre afin de soutenir la réalisation des projets d’investissement.
Le second consiste à appuyer les entreprises régionales dans leur développement, notamment pour leur permettre d’accéder aux grands projets et d’intégrer les chaînes de valeur à venir.
Enfin, le troisième axe mise sur une meilleure coordination des projets et des ressources stratégiques afin de réduire les contraintes et d’optimiser les retombées économiques.
La CCISF entend faire de cette étude un véritable outil de mobilisation régionale. Au cours des prochains mois, elle souhaite déployer plusieurs actions en collaboration avec les entreprises, les donneurs d’ordres, les institutions de formation et les élus afin de traduire ces orientations en résultats tangibles pour l’ensemble du Saguenay–Lac-Saint-Jean.