Face à la hausse faramineuse du prix du carburant en raison de la guerre en Iran, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) a sollicité une rencontre d’urgence avec le cabinet de la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, afin de discuter de la mise en place d’une mesure de soutien temporaire.
La démarche vise à aider les transporteurs scolaires face à l’augmentation du prix du carburant. Mais le président d’Intercar, Hugo Gilbert, n’attend pas de miracles du côté du ministère.
« Depuis que l’électrification est arrivée, on ne peut pas dire que le ministère de l’Éducation et le ministère des Transports répondes présents à nos demandes. Donc mes espoirs ne sont pas très élevés qu'il se débloque quelques choses pour nous soutenir au niveau du Diésel. », explique-t-il.
D'après lui, les transporteurs ne réussissent pas à obtenir une oreille attentive auprès des ministères quand ils ont des demandes particulières. Et la hausse du prix du carburant représente un montant considérable à absorber.
« L’augmentation c’est fait sentir de façon encore plus importante. À vue de nez, on peut penser à 35 000$ à chaque deux semaines comme impact financier. », ajoute-t-il.
La Fédération des transporteurs par autobus mentionne pour sa part que cette situation de prix élevés du carburant représente un défi majeur et l'obtention d'une telle mesure de soutien temporaire permettrait d'assurer le maintien d'un service de transport scolaire fiable, sécuritaire et de haute qualité pour tous.
Hugo Gilbert mentionne que pour le moment, la hausse ne se fait pas encore sentir, le carburant emmagasiné dans les réservoirs a été acheté il y a deux semaines. En revanche, les locateurs d’autobus subiront les contrecoups immédiatement.