Actualités

Temps de lecture : 2 min 37 s

CPE Le Jardin de Robi

Le TAT juge suffisants les services maintenus pendant la grève

Émile Boudreau
Le 27 mars 2026 — Modifié à 11 h 21 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Hier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu sa décision concernant l’entente de maintien des services conclue la semaine dernière entre le centre de la petite enfance (CPE) Le Jardin de Robi, à Roberval, et le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean (FSSS–CSN).

Cette décision survient dans un contexte de grève en cours depuis octobre dernier, déclenchée à la suite de la décision de l’employeur de cesser de rémunérer une période de dîner de 30 minutes. Environ 80 enfants fréquentaient le CPE lorsque la grève a été déclenchée.

Selon le Tribunal, les services prévus par cette entente sont suffisants pour éviter que la grève n’affecte de manière disproportionnée la sécurité sociale ou économique de la population, en particulier celle des personnes en situation de vulnérabilité.

Dans sa décision, le TAT souligne que les services de garde éducatifs seront offerts trois jours par semaine, soit les mercredis, jeudis et vendredis, de 8 h 30 à 15 h 45. Le Tribunal reconnaît que les heures d’ouverture sont réduites et qu’aucun service n’est offert les lundis et mardis, mais estime néanmoins que « l’entente permet aux parents et aux enfants d’avoir une stabilité et une prévisibilité ».

Toutefois, le Tribunal nuance son appréciation en ce qui concerne un éventuel nouvel arrêt de travail. Dans un tel scénario, il juge que les services prévus dans l’entente seraient insuffisants. « Si l’arrêt de travail a lieu les lundis ou mardis, il n’entraîne aucun service minimum. S’il a lieu les mercredis, jeudis ou vendredis, les parties doivent maintenir les services selon les règles de la présente entente », précise le TAT.

Rappelons qu’il s’agit de la première décision rendue par le TAT concernant les services à maintenir dans le cadre du nouveau régime instauré par la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, communément appelée la Loi 14.

Prochaines étapes

Quant aux prochaines étapes, les deux parties impliquées dans le conflit de travail disposent d’un délai de trois jours ouvrables pour que l’entente puisse être mise en application.

Le TAT ajoute que, si des difficultés surviennent dans l’application des services, l’employeur et le syndicat devront se rencontrer afin de discuter de tout litige et tenter de trouver une solution commune. Les parties se sont également engagées à informer le Tribunal de toute mésentente relative à l’application de l’entente.

Réaction du syndicat

Malgré l’imposition de services minimaux par le TAT, les travailleuses du CPE affirment demeurer déterminées à obtenir une entente négociée dans les plus brefs délais, estimant qu’il s’agit de la seule voie permettant un rétablissement complet des services de garde. Par ailleurs, le syndicat reproche à l’employeur de privilégier la judiciarisation du conflit au détriment des discussions à la table de négociation.

« Il prétend n’avoir aucune marge de manœuvre financière à la table de négociation, mais il a pu engloutir des sommes importantes en frais d’avocats ! Nous ne baisserons pas les bras. La seule issue à ce conflit demeure la conclusion d’une entente négociée. », a déclaré Nathalie Duperré, la présidente du syndicat.

Le syndicat pointe également du doigt la responsabilité du gouvernement dans le prolongement du conflit. Il l’accuse d’avoir encouragé, de façon tacite, l’employeur à refuser toute négociation depuis le mois de novembre, dans l’espoir que le Tribunal impose des services minimaux.

« Le gouvernement a ouvert une véritable boîte de Pandore. Sous prétexte de protéger les personnes les plus vulnérables des effets d’un conflit de travail, il a rompu l’équilibre du rapport de force inhérent à toute négociation. », a soutenu la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville.

Selon elle, cette approche risque d’allonger la durée des conflits de travail, puisque plusieurs employeurs pourraient être tentés de s’en remettre à l’intervention du ministre du Travail plutôt que de négocier de bonne foi.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h54

Un nouveau directeur technique hockey pour assurer le bon développement du sport dans la région

La Ville de Saguenay et les Saguenéens de Chicoutimi ont annoncé, ce lundi 11 mai en conférence de presse, l’entrée en fonction de Simon Gaudreault, entraîneur-chef des Inuk de l’UQAC, au nouveau poste de directeur technique hockey. Celui-ci permettra d’accroître le développement des joueurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de favoriser une meilleure ...

Publié à 10h00

Québec solidaire dévoile sa plateforme électorale

Réunis en congrès en fin de semaine dernière, les membres de Québec solidaire (QS) ont officiellement adopté la plateforme qui servira de fondement à leur campagne en vue de l’élection générale du 5 octobre prochain. Présentée comme une feuille de route, cette plateforme veut incarner la vision du parti de gauche pour l’avenir du Québec, dans la ...

Publié le 9 mai 2026

La SAAQ resserre l’encadrement de la conduite à moto

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a annoncé l’entrée en vigueur, dès le 15 juin, de nouvelles mesures visant à renforcer l’encadrement de la conduite motocycliste et à prévenir les comportements à risque sur le réseau routier. Parmi les principales nouveautés, les motocyclistes qui ajoutent les classes 6A, 6B ou 6C à leur ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES