Dans la foulée de l’assermentation de son nouveau Conseil des ministres, mardi après-midi, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a reconnu l’urgence d’agir face à la recrudescence des féminicides, rapporte Radio-Canada. Depuis le début de l’année 2026, neuf femmes ont été tuées dans un contexte conjugal.
La première ministre a annoncé son intention de déposer un projet de loi inspiré de la Loi de Clare, déjà en vigueur dans plusieurs provinces canadiennes. Ce type de législation permettrait aux femmes, ou à leurs proches d’obtenir auprès des corps policiers de l’information sur les antécédents violents de leur conjoint, notamment en ce qui concerne des plaintes ou des signalements pour violence conjugale.
Cette annonce est survenue quelques heures après la publication d’une lettre ouverte de la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, qui réclamait l’adoption rapide d’une telle loi au Québec.
Pour sa part, la Fédération des policiers et des policières municipaux du Québec revendique la mise sur pied d’un registre public des multirécidivistes en matière de violence conjugale.