Le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, s’est rendu aujourd’hui dans la communauté innue de Mashteuiatsh afin de présenter l’état des travaux et les avancées réalisées dans le cadre de la cinquième année d’application de la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission en établissement.
Adoptée pour répondre à une demande de vérité, cette loi est entrée en vigueur le 1er septembre 2021. Elle vise à soutenir les familles autochtones dans leurs démarches pour comprendre les circonstances entourant la disparition ou le décès de leurs enfants après une admission dans un établissement de santé et de services sociaux avant le 31 décembre 1992.
Selon les données présentées par le ministre, en date du 28 février 2026, 129 familles ont fait appel à la Direction de soutien aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés. Cette dernière travaille en collaboration avec l’organisation Awacak – Petits êtres de lumière, qui offre un accompagnement émotionnel aux familles dans le respect de leur culture.
Les recherches entreprises à la suite de ces demandes concernaient 221 enfants. Les démarches menées par les partenaires du gouvernement ont également permis de mener une quatrième exhumation depuis l’entrée en vigueur de la loi.
Rappelons que cette loi, permet aux familles de demander l’aide de l’État pour éclaircir les circonstances entourant la disparition ou le décès de leurs enfants, savoir s’ils sont toujours vivants ou encore identifier leur lieu de sépulture.