L’astrophysicien et auteur de renommée internationale Jean-René Roy sera présent au Planétarium de Saint-Félicien le vendredi 29 mai afin d’y présenter une conférence qui permettra aux participants de voir et de comprendre les images du télescope James Webb.
Le télescope James Webb représente l’un des projets scientifiques les plus ambitieux de l’histoire de l’astronomie. Lancé le 25 décembre 2021 par une fusée Ariane 5 depuis le centre spatial de Kourou, en Guyane française, cet observatoire spatial succède en partie au célèbre Hubble Space Telescope, mais avec des capacités beaucoup plus avancées dans l’infrarouge.
Conférence gratuite
Il n’en coûtera rien pour assister à la conférence de Jean-René Roy.
« Il a une impressionnante feuille de route pour avoir travaillé au niveau international aux États-Unis et en Europe. Il a été directeur des télescopes de l’observatoire Gemini à Hawaï. De plus, il a écrit quelques livres sur l’astronomie », explique Claude Boivin, responsable des opérations du Planétarium de Saint-Félicien.
« On l’a vu également au Space Telescope Science Institute à Baltimore. À cet endroit, on gérait le Hubble Space Téléscope et le télescope James Webb, l'observatoire spatial le plus complexe et puissant jamais construit. »
Il sera de passage à Saint-Félicien pour y parler du James Webb et de l’interprétation des images qu’il a captées. « Souvent on peut voir, entre autres, sur You Tube, que Hubbel est en train de révolutionner la compréhension de l’univers. Il viendra nous expliquer certaines de ces images qui viennent ou bien confirmer ou encore obliger les cosmologistes à retourner sur leur table de travail », ajoute-t-il.
Où se trouve-t-il ?
Mentionnons que le James Webb n’orbite pas autour de la Terre comme Hubble. Il se situe, à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. À cet endroit, les forces gravitationnelles du Soleil et de la Terre permettent au télescope de conserver une position relativement stable.
Le télescope sert notamment à observer les premières galaxies de l’univers, étudier la formation des étoiles, analyser les atmosphères d’exoplanètes, examiner des nébuleuses et des trous noirs et mieux comprendre l’évolution cosmique.
Webb a déjà détecté des molécules comme de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone et du méthane dans l’atmosphère de certaines exoplanètes.