Chroniques

Temps de lecture : 2 min 0 s

Dans les petits pots les meilleurs…

Le 17 octobre 2024 — Modifié à 07 h 00 min
Par Louis Potvin

Vous connaissez la réduflation ? Non! C’est le terme donné à la « stratégie » des entreprises alimentaires pour nous vendre un même produit au même prix, mais dont le contenu a été réduit.

Exemple : le sac de chips qui passe de 250 à 200 grammes, mais se vend toujours à 3$.

Des fois, c’est plus subtil.

Exemple personnel.

La lumière de mon frigo permet de voir à travers le pot de yaourt et de constater qu’il y a moins de Liberté, si délicieux. Il n’est plus rempli à rebord.  « Viens voir chérie! Tu vois! C’est ça la réduflation! C’était quoi avant la quantité? ». Aujourd’hui, c’est 650 grammes. Une petite recherche m’a permis d’apprendre qu’avant, il y avait 750 grammes dans les contenants de yaourt Liberté. Une réduction de 13%.

Le 2 litres de jus en est plus un, ça joue plus autour de 1,6 ou 1,7 litre. Pourtant, on utilise le même contenant. C’est ça qui est pernicieux.

Les boites de biscuits rapetissent subtilement qu’on finit par en avoir que quelques-uns dans la barquette.

Exemple trouvé dans une enquête de Radio-Canada : les Whippets ont passé de 350 à 250 grammes, une réduction de 28,6%.

La boite est toujours aussi belle et le produit suremballé. Justement c’est quoi le coût de l’emballage par rapport au produit à l’intérieur?  Combien j’aurais de biscuits pour le même prix en vrac?

Vous avez dû remarquer qu’il manquait une barre de granola dans votre boite depuis quelques mois, et oui c’est encore ça la réduflation.

Pour le consommateur qui n’est pas averti comme moi, vous imaginez que ce n’est pas facile de s’y retrouver. À la vitesse qu’on fait l’épicerie, on pogne la boite et on ne regarde pas le nombre de grammes de son contenu.

J’ai comme l’impression de me faire avoir subtilement (à défaut d’utiliser un autre mot). Et il semble que tous les produits ont subi cette « cure minceur ».

Même si ce n’est pas interdit, la pratique me semble douteuse.  Oui, il y a bien des étiquettes qui donne le prix du 100 grammes, mais ça prend de super bons yeux pour le lire et est-ce qu’on a franchement le temps…

J’ai comme l’impression qu’on me subtilise mon argent comme si mon enfant pige des 25 cents dans le bol qui contient de la monnaie en pensant que je ne m’en suis pas aperçu…

Je suis tanné de ce parcours du combattant quand je vais à l’épicerie.

Pour une famille qui gagne bien sa vie, on réussit à composer avec cette réduflation et l’inflation qui a fait bondir le prix du panier d’épicerie, mais pour une maman monoparentale avec 2 enfants, ça devient intenable.

On nous répète qu’une saine alimentation est essentielle pour la santé, mais à quel prix!!!!

Et je n’ose même pas ici vous parler de la facture qui vous attend au restaurant pour une famille de 4 personnes. Il faut presque réhypothéquer la maison.

Je sais, j’exagère, mais ça m’a fait du bien.

Vous?

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 14 mars 2026

Du hockey et du chialage

Le chialage, c’est dans l’ADN des Québécois. Ça se transmet dans les pires comme dans les meilleures familles et sans surprise, j’en suis un adepte. Le 26 février dernier, je me suis laissé aller après la défaite des Saguenéens contre Sherbrooke alors que malgré une domination de 43-16 au niveau des tirs, les bleus avaient perdu. Le gardien du ...

Publié le 12 mars 2026

L’exemple de réussite de Mode Choc

C’est une formidable incursion dans le monde du commerce de détail. L’invitée de la chaine Les Produits du Québec est Jessika Roussy, la PDG de Mode Choc, une entreprise familiale fondée à Dolbeau sous le nom d’alors, Aubaines Choc. L’entrevue est longue, 1 heure 30 minutes (avec deux angles de caméras, on est loin de Stranger Things) mais ...

Publié le 7 mars 2026

Iel est où le problème

Je suis de la vieille école, dans le sens grammatical du terme du moins. J’ai, par exemple, grandi avec la notion que le masculin l’emporte sur le féminin dans le but d’alléger un texte. Je n’ai pas souffert de cette « règle », ni ne me suis sentie menacée par elle en tant que femme. La langue française fait partie des langues les plus complexes ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES