Chroniques

Temps de lecture : 1 min 42 s

Fais un voeu !

Le 08 août 2024 — Modifié à 08 h 38 min le 09 août 2024
Par Stéphanie Gagnon

La nuit du 11 au 12 août offrira le meilleur moment pour admirer les Perséides cette année. Entre superstition et science, je serai aux premières loges de cette magnifique pluie d’étoiles filantes, pour méditer, me ressourcer.

Étrangement, s’accrocher les yeux dans la voûte céleste est un moment d’intériorisation profonde. Jongler entre philosophie et mysticisme, se sentir petit mais oh combien privilégié de faire partie du bal cosmique.

Pour mesurer, avec vertige, l’ampleur de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.

Lorsque les conditions optimales sont réunies, ce sont jusqu’à 100 météores à l’heure qu’on peut observer. Ça fait beaucoup de souhaits. En ferez-vous un seul, répété 100 fois ?

Je sais pertinemment que je ne m’adresse pas à une divinité quand je ferme les yeux à me bercer d’utopie et à espérer voir mes désirs se réaliser.

On s’en remet plutôt à l’éternel mouvement de la nature, à sa grande puissance et dans le cas des Perséides, aux débris de la comète Swift-Tuttle.

Shake it off.

Ces événements cosmiques, par leur rareté, nous font nous imaginer que quelque chose de spécial est en train de se produire et on se ramasse, la quarantaine passée, à se dérouler une doudou sur le gazon pour s’imprégner du spectacle.

En avril, on a eu la chance de vivre une éclipse solaire totale. Ça a été un beau moment de suspension avec mes deux plus jeunes, à parler de science, d’histoire, de rêves.

Contempler le ciel, son immensité, c’est aussi une belle petite claque sur la gueule pour se rappeler l’insignifiance relative de certains de nos problèmes. Sans tout régler, regarder les étoiles, ça peut aider à avoir moins mal, et à se sentir connecté à quelque chose de plus grand quoi soi.

« Nous sommes faits de poussières d’étoiles » résumait Carl Sagan. L’espace, c’est une photo de famille en quelque sorte, un rappel que chaque atome de notre corps a une origine cosmique et que nous faisons partie intégrante de ce qui nous entoure.

Si on passait tous un peu plus de temps à scruter le ciel, on gagnerait en perspective et en humilité. J’aime penser qu’après une pluie d’étoile, on grandit. Un tout petit peu. Bon spectacle.

« Étendez-vous sur le sol, la nuit. Loin des lumières. Fermez les yeux. Après quelques minutes, ouvrez-les sur la voûte étoilée… Vous aurez le vertige. Collé à la surface de votre vaisseau spatial, vous vous sentirez dans l’espace. Goûtez longuement l’ivresse ».

Patience dans l’azur : L’évolution cosmique, Hubert Reeves

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