Jeudi, 25 juillet 2024

Économie

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Certains véhicules récréatifs difficiles à obtenir

Serge Tremblay
Le 02 juin 2022 — Modifié à 07 h 25 min le 02 juin 2022
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Les consommateurs qui désirent se procurer un véhicule récréatif devront à l’avenir changer leurs habitudes d’achat. La pandémie et la guerre en ­Ukraine accentuent les retards de livraison. Pour certaines marques, le concessionnaire ne peut prévoir une date de livraison.

La pénurie de pièces électroniques, dont les puces, retarde la production des modèles équipés de systèmes de haute technologie. Par contre, les bris de production ne touchent pas tous les produits récréatifs sur le marché.

Par exemple, au ­Centre du sport ­Lac-St-Jean à ­Alma, on dénombre pour certains modèles un inventaire significatif.

« ­Présentement, nous avons un inventaire beaucoup plus important qu’avant la pandémie. C’est le cas des modèles que l’on peut obtenir plus facilement. On s’est stocké à l’avance », explique ­Mathieu ­Tremblay, propriétaire de l’entreprise.

« ­En étant un concessionnaire multimarque, ça nous aide. Il y a toujours des marques plus faciles à obtenir que d’autres. Par exemple, un client qui désire un ­VTT, je peux lui en vendre un dans la même semaine. »

Toutefois, le consommateur qui désire se procurer un modèle avec des options pointues devra réviser son choix. Une nouvelle réalité du marché.

« ­Les côte à côte et ­VTT ne causent pas de problème. Par contre, si vous avez une commande spéciale qui requiert des puces électroniques, ça risque d’être difficile de vous livrer le modèle désiré », ajoute l’homme d’affaires.

Bateaux fabriqués en ­Pologne

Même constat pour les pontons et bateaux de pêche.

« ­Tout ce qui coûte en bas de 100 000 $ ne cause pas de problème. Par contre, les bateaux qui exigent des systèmes de navigation électronique, c’est plus difficile. »

De plus, au ­Centre du sport ­Lac-St-Jean, on doit composer avec une nouvelle réalité lorsqu’un client désire se procurer certaines marques de bateaux.

« ­Nous vendons, entre autres, deux marques qui sont manufacturées en ­Europe, dont la ­Pologne. Présentement, due à la guerre en ­Ukraine, on vit une période de ­non-production totale. Avant la guerre, nous avions un délai de 12 mois pour commander et obtenir un bateau du groupe ­Jeanneau. Maintenant, nous n’avons plus de préavis de commandes. »

Cependant, pour les autres marques de bateaux, il est plus facile de se procurer ce que l’on désire.

Motomarines en explosion

Quant au marché des motomarines, qui connaît depuis quelques années une croissance soutenue, les délais de livraison augmentent sans cesse.

« ­Impossible d’en obtenir une cette année. Lorsque vous commandez un modèle, il faut prévoir un an à l’avance avant de vous la livrer », confirme ­Mathieu ­Tremblay.

Une réalité différente d’un concessionnaire à l’autre

Les concessionnaires doivent composer avec des problématiques différentes pour la vente de véhicules récréatifs. Certains modèles sont disponibles rapidement. Pour certaines catégories, patience oblige, car les délais de livraison demeurent importants, voire incertains.

« L’année 2022 devrait être plus difficile que l’an dernier. Tout ce qui nous a été alloué par les fabricants est vendu d’avance », confirme ­Billy ­Lavoie, copropriétaire de ­Sports ­CGR ­Gaudreault à ­Dolbeau-Mistassini.

Par contre, si vous désirez un ­VTT, c’est toujours possible, mais il faudra prévoir un délai de livraison de plusieurs mois.

« ­Au préalable, on doit attendre que nos fabricants nous accordent d’autres allocations. Si vous commandez aujourd’hui, vous devriez obtenir votre 4 roues quelque part entre juillet et octobre 2022. Les fabricants nous téléphonent pour nous offrir cinq à six motos, deux ou trois côte à côte, cinq à six ­VTT. Ce ne sont pas de grosses quantités. »

Le concessionnaire est d’avis que le temps où l’on pouvait voir chez le marchand une salle de montre remplie de ­VTT dès le mois de mai est révolu.

« ­Il faut dorénavant procéder comme pour la motoneige. Le client doit commander à l’automne pour l’obtenir au printemps », ­explique-t-il.

Gros hiver chez ­Sports ­DRC

La situation est peu différente chez ­Sports ­DRC d’Alma. Pour les prochains mois, à part les motomarines, le client peut obtenir à peu près ce qu’il désire.

« ­Le marché de la motomarine est différent. Par contre, pour les pontons et bateaux, ils sont presque tous vendus, mais il en reste quelques exemplaires. »

Le concessionnaire ajoute que cet hiver, il a enregistré des ventes records de motoneiges. Il en a livré plus de 600.

« J’en ai même vendu jusqu’au mois de mars. Ça s’explique, entre autres, par les bonnes conditions hivernales de la dernière saison et par le  membership des clubs de motoneige qui a augmenté de façon significative. Au club de motoneigistes ­Lac-St-­Jean-Est, on a enregistré 200 mem-bres de plus que l’an dernier », explique ­Jean-Sébastien ­Martel, copropriétaire et directeur des opérations chez ­Sports ­DRC ­Alma.

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