Économie

Temps de lecture : 1 min 50 s

Ô Mets chinois mis en vente

Serge Tremblay
Le 09 juin 2022 — Modifié à 07 h 29 min le 13 juin 2022
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Les propriétaires du restaurant Ô Mets chinois, Laval Ouellet et Steve Naud, mettent en vente l’institution. Le goût de la retraite et les difficultés liées à la main-d’œuvre ont mené à cette décision.

« Je vais avoir 68 ans. Je veux profiter des prochaines années et je ne suis pas en mesure de maintenir les horaires de travail actuel. C’est trop demandant. Je ne peux pas cacher que les difficultés à recruter et à maintenir du personnel ont joué aussi dans notre décision », mentionne celui qui a ouvert ce restaurant en 1986.

Le vendredi 27 mai, une annonce d’un courtier immobilier a surgi sur les médias sociaux annonçant la vente de la bâtisse et du restaurant pour une somme de 850 000 $. Depuis, Laval Ouellet reçoit de nombreux messages en lien avec cette décision.

« On me pose beaucoup de questions. Je rassure les gens. On ne fermera pas demain matin. Nous allons prendre le temps d’analyser les offres. Comme la notoriété du restaurant n’est plus à faire et que le restaurant fonctionne très bien, le futur acquéreur s’assure d’avoir de quoi de rentable et ne commence pas à zéro. »

Laval et son équipe vont poursuivre les activités tant qu’il le faudra. Sa clientèle est fidèle et il veut poursuivre à offrir le service et les menus qui ont fait sa renommée.

« On va l’opérer tant qu’il ne sera pas vendu. Je ne sais pas combien de temps ça pourra prendre. Avec mon associé, on va continuer à travailler très fort, mais à un moment donné il faut être en mesure de se reposer. Je ne peux garder ce rythme jusqu’à 70 ans. »

Bannière?

Comme la mise en vente est récente, Laval Ouellet n’a pas reçu d’offres pour le moment.  Il n’est pas exclu de vendre la bâtisse à une bannière qui voudrait s’installer dans le local qui est bien situé.

« On va regarder toutes les options, mais mon souhait c’est que le restaurant que j’ai fondé demeure. J’ai une clientèle fidèle et les gens espèrent que ça continue. »

Main-d’œuvre

Laval Ouellet ne s’en cache pas, le recrutement de la main-d’œuvre crée de l’usure à la longue.

« Les gens sont durs à trouver. Ceux qu’on engage restent un certain temps et s’en vont parce qu’ils ont trouvé autre chose où ils trouvent ça trop dur. C’est très difficile », indique celui qui donne l’emploi à 25 personnes.

C’est en 1986 que Laval Ouellet avait ouvert un petit restaurant de mets pour apporter sur la rue Notre-Dame avant de déménager dans un local au complexe du Parc. C’est en 1993 qu’il s’établit à l’endroit actuel, au 1005, boulevard Sacré-Cœur. Et c’est en 2012 que Steve Naud se joint à l’aventure.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Nouvelle image de marque pour la certification du bœuf québécois

À l’occasion de leur assemblée générale annuelle, Les Producteurs de bovins du Québec (PBQ) ont procédé au dévoilement de Bœuf : Origine Québec, la nouvelle image de marque de la certification de provenance du bœuf québécois. Trois ans après la création de la certification Bœuf du Québec, la nouvelle appellation vise à mieux positionner le ...

Publié hier à 16h00

Une délégation du Saguenay–Lac-Saint-Jean interpelle Ottawa

Une délégation composée de représentants de trois régions du Québec, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean, s’est rendue à Ottawa aujourd’hui afin d’interpeller directement les élus fédéraux sur les impacts des restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Cette mobilisation survient malgré l’annonce, le 13 mars ...

Publié hier à 14h00

Le salaire minimum fédéral atteindra 18,15 $ l’heure dès avril 2026

Le gouvernement du Canada a annoncé qu’à compter du 1er avril 2026, le salaire minimum fédéral sera porté à 18,15 $ l’heure. Cette augmentation s’inscrit dans une progression continue amorcée en 2021, année de la mise en œuvre d’un salaire minimum fédéral indépendant, et représente une hausse cumulative totale de 21 % depuis cette date. La mesure ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES