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Le CSS du Pays des Bleuets prend le taureau par les cornes

Le 21 février 2022 — Modifié à 07 h 44 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

À l’instar de bien des entreprises et institutions, les Centres de services scolaires font face eux aussi aux nombreux défis liés aux besoins en main-d’œuvre. Le CSS du Pays-des-Bleuets a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’être proactif.

Avec ses quelque 1 500 employés et une multitude de corps de métiers au sein de son organisation, le CSS du Pays-des-Bleuets met les bouchées doubles et s’attaque au grand défi de recrutement de main-d’œuvre.

« La situation s’aggrave et on observe ce phénomène un peu partout. C’est très préoccupant et tout le monde met l’épaule à la roue. Nous avons un plan d’action depuis quelques années, mais nous avons dû l’actualiser et accélérer les efforts, suite aux analyses qui démontrent que la pénurie va nous toucher plus vite que prévue et de manière plus importante. D’où la création d’un groupe de travail sur l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre », explique Patrice Boivin, le directeur général du CSS du Pays-des-Bleuets.

Selon les projections du CSS, d’ici à 2025, environ 20 % du personnel partira à la retraite. Et jusqu’en 2030, ce sera de 30% à 40 % des départs à la retraite.

Plusieurs mesures sont déjà en vigueur afin de pallier au manque de main-d’œuvre.

« Les difficultés de recrutement sont amplifiées pour un Centre comme le nôtre où nous ne disposons pas d’un bassin de population aussi important que les autres CSS de la région. La liste de remplacements est vide, mais certaines mesures, comme le dépannage obligatoire ou volontaire de professeurs, suite à des ententes négociées avec les syndicats, viennent en support ».

Des stratégies à la hauteur du défi

Le manque de main-d’œuvre touche beaucoup les enseignants, mais Patrice Boivin rappelle que le défi concerne tous les corps de métiers.

Un autre outil à la disposition des CSS est le recours à du personnel enseignant non légalement qualifié.

Pour les enseignants, la majorité des personnes ont un baccalauréat, mais pas en enseignement. C’est pourquoi ils ne sont pas légalement qualifiés. Pour les techniciennes en éducation spécialisée, ce sont des personnes qui ont une autre formation collégiale ou une formation en service de garde.

Pour l’année scolaire 2015-2016, ils représentaient 1% des employés, environ une quinzaine, alors que cette année ils représentent 10%, environ 150 employés.

Il faut dire que les services de garde sont eux aussi très sollicités en besoin de main-d’œuvre.

Le CSS du Pays-des-Bleuets a aussi ajouté une ressource professionnelle pour travailler avec les partenaires dans un objectif commun de répondre à la rareté de la main-d’œuvre.

« Les défis sont immenses, mais avec les efforts de toute notre organisation et la mobilisation de toute la communauté, c’est possible de les relever », conclut Patrice Boivin.

 

 

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