Actualités

Temps de lecture : 1 min 23 s

Cyberviolence

Québec solidaire veut créer un service pour protéger les victimes

Émile Boudreau
Le 05 mars 2026 — Modifié à 13 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la porteparole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, multiplie les appels à l’action contre la montée des discours misogynes et haineux sur le web.

Constatant une hausse préoccupante de la violence en ligne, la députée annonce qu’un futur gouvernement de Québec solidaire mettrait en place un service de première ligne pour freiner la cyberviolence et soutenir les victimes.

« Les discours sexistes, homophobes et transphobes sont en hausse, j'ai l'impression de revenir dans le passé! », déplore Ruba Ghazal, rappelant que personne n’est à l’abri de la violence numérique.

Selon elle, ce phénomène touche autant les jeunes que les adultes, mais frappe particulièrement les femmes, notamment en raison de la diffusion croissante de discours masculinistes provenant des ÉtatsUnis. Elle-même affirme avoir été la cible de nombreux actes de cyberviolence qu’elle a dénoncés récemment.

Un guichet unique pour intervenir rapidement

Le service proposé par Québec solidaire prendrait la forme d’un guichet unique destiné à recevoir les signalements et à intervenir directement auprès des auteurs de cyberviolence. L’objectif serait d’offrir un mécanisme simple, accessible et rapide pour faire cesser les comportements abusifs.

Le parti souhaite aussi créer un nouveau recours légal permettant à un juge d’émettre, dans de brefs délais, une ordonnance pour mettre fin au comportement problématique sans que la victime doive s’engager dans un long processus judiciaire.

Un modèle inspiré de la NouvelleZélande

Cette initiative de la formation politique de gauche s’inspire d’un service similaire instauré en 2015 en NouvelleZélande. Selon Québec solidaire, ce modèle aurait démontré son efficacité en réglant 97 % des cas de cyberintimidation en moins de 15 jours, et seulement 5 % d’entre eux auraient nécessité une intervention légale, contribuant à réduire la pression sur les tribunaux.

« Les personnes qui se font intimider en ligne n'ont pas toujours envie d'aller porter plainte à la police, surtout que dans beaucoup de cas, elles ne veulent pas que la personne aille en prison, elles veulent juste que ça cesse! », a conclu Ruba Ghazal.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 17h00

Loin des préoccupations des jeunes parents, selon un sondage

Alors que la Loi québécoise sur la laïcité de l’État est actuellement examinée par la Cour suprême du Canada et que les députés de l’Assemblée nationale s’apprêtent à se prononcer sur l’adoption du projet de loi no 9, Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec, un récent sondage révèle un décalage entre les priorités politiques de Québec et les ...

Publié hier à 13h46

Changement de décor pour le Spectacle aérien de Bagotville

Le comité du Spectacle aérien international de Bagotville (SAIB) a convié les représentants des médias à une conférence de presse aujourd’hui afin de dévoiler les grandes nouveautés de l’événement. L’édition 2027 du SAIB se tiendra les 19 et 20 juin, dans le troisième arrondissement de Saguenay, au-dessus de la baie des Ha! Ha! Elle clôturera ...

Publié hier à 13h00

Les cégeps de régions s’inquiètent pour la recherche collégiale

À la suite du dépôt du budget 2026‑2027 du gouvernement du Québec, le Regroupement des cégeps de régions (RCR) exprime de vives préoccupations quant aux répercussions de la réduction de 71 millions de dollars du budget du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE). Le RCR, qui rassemble douze cégeps répartis dans cinq ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES