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Traité Petapan

Russel-Aurore Bouchard relève une bonne dose d’errances historiques

Denis Hudon
Le 17 septembre 2024 — Modifié à 15 h 12 min le 18 septembre 2024
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’historienne Russel-Aurore Bouchard et la Communauté Autochtone du Domaine-du-Roy (CADR) jettent un pavé dans la mare du traité de Petapan et affirment que les chefs de Mashteuiatsh, d’Essipit et Nutashkuan n’ont pas le droit de conclure cette entente sans tenir compte des droits issus du traité de Tadoussac de 1760.

En conférence de presse ce matin, via la plateforme Zoom, Russel-Aurore Bouchard a longuement rappelé les faits historiques et replacé dans son contexte Le traité de Tadoussac au Traité Petapan 1760-2024. Elle était accompagnée d’André Tremblay, membre de la CADR.

Selon Russel-Aurore Bouchard, les assises historiques du projet de traité soumis par les trois chefs innus portent une bonne dose d’errances historiques. Elle tient ainsi à rectifier certains faits et les mettre en perspective. Pour l’historienne Bouchard, la vérité historique n’est pas négociable.

« Je ne suis pas contre le traité Petapan. Les chefs des trois réserves ont tout à fait le droit et la légitimité d’établir un traité avec les deux paliers de gouvernements supérieurs. Mais avant d’y arriver, ils devront abandonner leurs prétentions soi-disant ancestrales sur le territoire du Saguenay des deux Décharges du Lac-Saint-Jean à l’embouchure du Saguenay », dit-il

Le traité de Tadoussac toujours en force

L’historienne rappelle que le traité de Tadoussac de 1760 est toujours en force aujourd’hui puisqu’il n’a jamais été remplacé par un autre traité et que de ce fait, les termes sont donc toujours valides et ont force de loi.

Pour résumer, Russel-Aurore Bouchard rappelle que le territoire des anciens Postes du roi qui correspondent aujourd’hui au Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord, est le seul territoire non cédé protégé par un traité lui-même placé sous le parapluie de l’article 35 de la Constitution canadienne de 1982.

« Si le gouvernement d’Ottawa n’a pas le droit de le remettre en cause dans les termes qu’il a été conclu sans l’assentiment de la partie amérindienne dans son intégralité, le gouvernement de Québec et les chefs des réserves de Mashteuiatsh, de Pessamit et de Nutashkuan qui sont à la tête du projet de traité Petapan n’ont pas plus le droit de le conclure sans tenir compte des droits issus de traités des Chikoutimiens et des Tadoussaciens qui en ont été partie prenante… »

 

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