Économie

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En attente d’une réponse de la Ville sur le terrain convoité

Maxi prêt à s’établir à Saint-Félicien

Jean Tremblay
Le 19 février 2026 — Modifié à 06 h 25 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

En décembre dernier, Patrick Blanchette, vice-président chez Maxi, a rencontré le maire de Saint-Félicien, Jean-Philippe Boutin, pour lui réitérer l’intérêt de la bannière d’implanter un marché d’alimentation Maxi 4.0 à Saint-Félicien. La Ville a son mot à dire dans ce projet, puisque le terrain désiré par le promoteur Oktodev, situé à l’arrière de la SQ, est l’unique terrain commercial appartenant à la municipalité. À part le stationnement, Maxi aurait besoin de 35 000 pieds carrés sur les 500 000 pieds carrés disponibles sur ce terrain, soit 7%, laissant place à l’ajout d’autres commerces dans ce secteur.

D’entrée de jeu le maire explique : « La question du conseil n’est pas de statuer sur la construction ou non d’un Maxi mais plutôt de s’assurer que la vente du terrain à un promoteur immobilier puisse être développée en accord avec les orientations commerciales qu’on veut lui donner. »

Mentionnons que l’entreprise Oktodev, dont le siège social est situé à Montréal, désire acquérir la totalité du terrain.

Des promoteurs plus que sérieux

« On a affaire à des promoteurs qui sont extrêmement intéressés. En décembre, Patrick Blanchette était accompagné de l’un de ses collègues. Le directeur général de la ville de Saint-Félicien François Delisle a également assisté à cette rencontre », ajoute-t-il.

« Le VP de Maxi désirait discuter, en personne, avec le nouveau maire. L’an dernier, il avait rencontré l’ex-maire Luc Gibbons. Ce dernier l’avait informé, à l’époque, que la Ville ne désirait prendre de décision avant l’arrivée du nouveau conseil », explique Jean-Philippe Boutin, qui ajoute : « Après ma rencontre de décembre, on m’a relancé à deux ou trois reprises depuis le début de l’année. »

Un Maxi différent

Le premier magistrat précise qu’un Maxi 4.0 est différent de ceux que l’on retrouve dans le secteur.

« On m’a expliqué que ces nouveaux Maxi se positionnent entre un Maxi traditionnel escompteur comme ceux de Roberval et Dolbeau-Mistassini et un marché comme IGA ou encore Métro. La gamme et le prix des produits se situent entre les deux modèles. »

Toutefois, le maire demeure bien au fait que les citoyens aimeraient que des commerces en vêtements comme Joe Fresh et une autre quincaillerie s’implantent dans la municipalité.

« Luc Gibbons en avait informé Patrick Blanchette. Le modèle 4.0 permettrait d’ajouter cette gamme de produits », ajoute le maire.

Maxi 4.0

Mentionnons qu’un marché d’alimentation Maxi 4.0, c’est un Maxi modernisé selon le concept “4.0” de Loblaw. Autrement dit, un Maxi nouvelle génération, repensée autant dans son aménagement que dans sa façon d’opérer.

« Il faut se rappeler, lors d’une implantation d’un Maxi, que c’est un promoteur privé qui achète le terrain et qui construit, à ses frais, la bâtisse. Le promoteur désire acquérir la totalité du terrain. Le conseil devra donc, au cours des prochaines semaines, se positionner sur la destinée de cet emplacement commercial », conclut le maire.

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