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De bonnes affaires malgré un manque d’inventaire

Jean Tremblay
Le 22 janvier 2022 — Modifié à 07 h 41 min le 22 janvier 2022
Par Jean Tremblay - Journaliste

L’année 2021 a été compliquée pour les concessionnaires automobiles. Le manque d’inventaire a causé différents maux de tête qui ont eu des répercussions sur les ventes.

« Dès le début de l’année 2021, nous avons vécu une pénurie de véhicules neufs. Évidemment, ça nous a fait perdre énormément de ventes au détriment d’autres manufacturiers qui eux bénéficiaient d’un inventaire intéressant. Ça risque de prendre du temps avant que ces clients reviennent chez nous », mentionne Emmanuelle Verreault, directrice générale de la Maison de l’auto.

Malgré tout, elle affirme que les quatre concessions Chrysler de Saint-Félicien, Dolbeau-Mistassini, Roberval et Alma ont connu de « bonnes affaires ».

Pour le groupe Jean Dumas Multiconcessionnaire, le manque d’inventaire en 2021 s’est traduit par une baisse des ventes.

« Au Lac-Saint-Jean, on a enregistré, dans nos concessions, des baisses qui se situent entre 25% à 30%. Le manque de véhicules dans nos cours nous a fait mal. C’est certain », affirme Marc-Antoine Dumas, actionnaire du Groupe Jean Dumas.

Par contre, l’année s’est terminée avec un carnet de commandes bien rempli.

« Uniquement pour Jean Dumas Ford à Saint-Félicien, nous avons près de 300 commandes en attente. »

Différent chez Toyota

Chez Saint-Félicien Toyota, la situation a été différente. Contrairement à ce qui s’est passé dans l’ensemble du marché, on a enregistré une augmentation de livraison de véhicules neufs.

La concession Toyota a connu une augmentation de 10% des ventes par rapport à l’année précédente.

« Pour 2022, on prévoit également une croissance de nos ventes qui devrait se situer entre 5% à 10%. Le manufacturier nous a confirmé que les livraisons seraient au rendez-vous. On devrait recommencer à obtenir assez de véhicules pour rebâtir un inventaire », explique Pierre-Luc Fortin, directeur général et copropriétaire de Saint-Félicien Toyota.

Bon prix pour l’échange

Pour en arriver à une bonne analyse du marché de l’automobile 2021, il faut mettre en contexte le prix des véhicules neufs, mais également le montant historique que les clients obtiennent lors d’un échange.

« Plusieurs pensent que les prix ont augmenté parce qu’on n’a pas d’inventaire. En fait, les véhicules neufs sont au même prix qu’à l’habitude. En 2021, les clients ont bénéficié d’opportunités et d’aubaines. Ils obtiennent plus pour leur véhicule usagé et bénéficie d’un prix normal pour un neuf », affirme Pierre-Luc Verreault, directeur général à la Maison Mazda.

Selon lui, les fabricants constatent qu’il est préférable de produire des véhicules vendus à l’avance au lieu de supporter de gros inventaire. Une façon de faire qui devrait perdurer.

Pierre-Luc Verreault estime la baisse des ventes pour les voitures importées entre 10% et 30%, selon la marque.

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