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Claude Munger a dû se battre

Jean Tremblay
Le 26 février 2022 — Modifié à 07 h 13 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

En 1996, Lucien Bouchard qui venait d’arriver aux commandes à Québec sifflait la fin de la récréation. Il avait comme objectif de freiner les dépenses de l’état avec son projet de déficit 0. Une période qui, selon l’ex-maire Claude Munger, aurait pu coûter la fermeture des bureaux du ministère des Transports.

« Il y avait une volonté politique provinciale de déménager les bureaux dans les installations du ministère à Métabetchouan ou Alma. Ce fut une période sans investissement public. Nous vivions une séquence de coupures. Il a fallu travailler à bout de bras pour conserver le bureau du ministère des Transports à Roberval », relate l’ex-maire.

À l’époque, les bonnes relations du maire Munger avec le député de Lac-Saint-Jean Jacques Brassard et ministre des Transports ont sauvé la mise.

Aujourd’hui, du haut de ses 80 ans, solide comme le roc et avec le même verbe qui le caractérisait, il savoure une retraite bien méritée. Il défile avec une mémoire infaillible plusieurs des réalisations qui ont marqué son passage à la mairie de Roberval de 1992 à 2000.

L’une des grandes réalisations fut la construction de l’usine de l’eau potable.

« Ce dossier vieux de huit années était, selon moi, bancal. Nous avons réussi à obtenir un programme d’aide permettant de réaliser de façon profitable l’usine d’eau potable. Ce fut la première réalisation de mon premier mandat comme maire », affirme Claude Munger.

Assainir les finances

À son arrivée au pouvoir, il rappelle que la ville « était très endettée ».

« Nous avions le taux de taxe le plus élevé dans les deux MRC du haut du Lac-Saint-Jean. Roberval n’a pas de grosses usines. C’est une ville de services avec comme conséquence que ça ne rapporte pas gros aux finances de la municipalité. »

Il avoue avoir vécu une période difficile avec des coupures de dépenses à plusieurs niveaux, dont le salaire des employés et la rémunération des élus.

« Lorsque Denis Lebel m’a succédé, il m’a remercié de lui avoir remis une ville en bonne santé financière. Il m’avait dit : « Vous avez fait le ménage ».

D’ailleurs, Claude Munger ne voulait pas s’éterniser sur son poste. Dès ses débuts à la mairie, il a avisé la population qu’il ne ferait pas plus que deux mandats.

« C’est ce que j’ai fait. Tout le monde savait, à l’avance, qu’il fallait préparer la relève. »

Il savoure sa retraite

Claude Munger est loin d’être inactif. Après avoir fait du bénévolat auprès de nombreuses organisations il continue de donner de son temps comme membre du conseil d’administration de la Société Nationale des Québécois. D’autres loisirs remplissent ses moments libres.

« Les mots croisés et les mots fléchés font partie de mes loisirs. Je travaille également à classer mes dossiers dont certains seront remis au Centre des archives. Finalement, pour me tenir en forme c’est moi qui déneige l’entrée de la résidence. Autant que possible, je le fais à la pelle », confie Claude Munger.

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