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Une vie d’engagement pour Bibiane Courtois

« J’ai créé des ponts entre nos peuples »

Denis Hudon
Le 18 avril 2024 — Modifié à 15 h 50 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Une vie bien remplie que celle de Bibiane Courtois dont une biographie vient de paraître aux Presses de l’Université Laval. Le lancement officiel de <@Ri>Bibiane Courtois : Kanatukuhitshesht : celle qui soigne<@$p> a eu lieu récemment au Musée ilnu de Mashteuiatsh.

Le livre a été rédigé par l’auteur et professeur Bernard Roy, avec la préface signée par Michel Jean.

« L’écriture, ce n’est pas ma force. Moi, je suis de la tradition orale et j’aime mieux parler. Je connais depuis longtemps Bernard Roy et lors d’une discussion, il a trouvé que j’avais un parcours qui, selon lui, méritait d’être raconté dans un livre. C’est comme ça que tout a démarré pour la biographie », raconte Bibiane Courtois.

La carrière de Bibiane Courtois commence en 1967 à titre d’infirmière à l’hôpital Sainte-Élisabeth de Roberval. Elle venait de terminer sa licence d’études à l’hôpital de Chicoutimi.

Dans les années 1980, elle contribuera au développement des soins de santé adaptés à la culture des Premières Nations. Au cours de ses 31 années de pratique, Bibiane Courtois sera reconnue pour son expertise en soins psychiatriques, en soins cardiovasculaires et en santé communautaire.

Lorsqu’on lui demande son plus grand fait d’armes au cours de toutes ces années d’engagement, elle répond : « C’est d’avoir réussi à garder tous mes amis québécois et autochtones à travers mes luttes pour plus de justice, pour une vie meilleure. J’ai créé des ponts entre nos peuples et c’est quelque chose dont je suis très fière ».

Attachement au Musée de Mashteuiatsh

Elle a d’ailleurs reçu en 1998 la prestigieuse Insigne du mérite de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, et en juin 2022, l’Université Laval lui a décerné un doctorat honoris causa en sciences infirmières, la plus haute distinction remise par l’Université. Elle a été infirmière jusqu’en 2000.

Outre sa carrière exceptionnelle d’infirmière, Bibiane Courtois garde de merveilleux souvenirs de son passage au Musée de Mashteuiatsh, comme directrice générale et aussi comme bénévole, au début des années 2000.

« Ç’a été pour moi comme une éclosion, un bain de culture. J’ai travaillé à ce que les gens de Mashteuiatsh s’approprient leur musée. C’est notre Maison de la culture ».

 

 

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