Trois jours d’audience devant le Tribunal administratif du travail (TAT) attendent le Centre de la petite enfance (CPE) Le Jardin de Robi de Roberval et le tout débute officiellement ce mardi.
Une décision des trois juges administratifs, soit Véronique Girard, Pierre-Étienne Morand et Mylène Alder, pourrait être rendue séance tenante, dans ce dossier de la grève du CPE. Le Jardin de Robi et le Syndicat des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean (FSSS-CSN) deviennent donc les premières parties au Québec visées par un décret gouvernemental, en vertu de la nouvelle Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out. Celle-ci est entrée en vigueur le 30 novembre dernier. Radio-Canada précise qu’une dizaine de procureurs, représentant les quatre parties, prennent place à l’avant de la salle d’audience aux côtés des trois juges.
La partie patronale est quant à elle représentée par Gauthier Bédard Avocats et la partie syndicale par Laroche Martin, Service juridique de la CSN. Quatre scénarios sont possibles au terme de l’audience. Le Tribunal devra déterminer si les parties doivent maintenir des services ‘’assurant le bien-être de la population’’. S’il est conclu que des services doivent être fournis, les parties disposeront de sept jours pour les définir.
Rappelons que les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi sont en grève illimitée depuis le 22 octobre. Les proches de 84 enfants sont touchés par ce conflit de travail.