La scène politique québécoise est en effervescence depuis l’annonce de la démission de François Legault à la tête du gouvernement du Québec. Les réactions des partis d’opposition ne se sont pas fait attendre, et toutes convergent vers un même constat : malgré les divergences politiques, l’ancien premier ministre a marqué par son engagement envers le Québec.
Le chef de l’opposition officielle, Marc Tanguay, a tenu à souligner « la responsabilité immense que représente le fait de servir notre nation comme premier ministre ». Bien qu’il ait souvent critiqué le travail de François Legault, il a reconnu « son engagement sincère envers le Québec, notamment lors de la pandémie », ajoutant que « la politique comporte son lot de sacrifices, particulièrement pour la famille ». Tanguay lui souhaite « le meilleur pour la suite ».
Du côté du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon a rappelé le parcours de François Legault : « Il aura consacré plus de 25 ans de sa vie au service public, dont 7 ans dans la très exigeante fonction de premier ministre. » Il a également salué « l’ampleur des sacrifices personnels » consentis par le premier ministre, tout en soulignant son rôle dans la défense de la spécificité linguistique et culturelle du Québec. « Il aura choisi un chemin différent qui vraisemblablement avait ses limites, mais je tiens à reconnaître cette volonté de faire avancer le Québec », a-t-il déclaré, soulignant la décennie d’engagement du chef d’État au sein du Parti Québécois.
Enfin, Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire, a exprimé ses respects sur les réseaux sociaux : « Peu importe nos différences politiques, je tiens à souligner l’engagement de François Legault envers le Québec et le travail qu’il a accompli au fil des ans. Nous avons souvent été en désaccord, mais je lui souhaite la meilleure suite. »
Cette vague de réactions témoigne d’un rare moment d’unité dans la classe politique québécoise. Le départ de François Legault ouvre désormais une nouvelle page pour la Coalition Avenir Québec alors qu’une élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi est particulièrement attendue et que l’élection générale doit avoir lieu au mois d’octobre.