« C’est avec beaucoup d’émotion, mais aussi avec une grande sérénité, que je souhaite vous annoncer que je quitterai mes fonctions de directrice générale du Cégep de St-Félicien le 17 août 2026. Cette décision, longuement réfléchie, marque pour moi la fin d’un chapitre professionnel profondément marquant, que j’aborde avec reconnaissance et confiance. »
Tels sont les propos de Sylvie Prescott qui a fait connaître, le mardi 24 février dernier, lors de la tenue du dernier conseil d’administration de l’établissement, son intention de prendre une pause.
À l’aube de ses 59 ans, celle qui a d’abord occupé les fonctions d’enseignante, puis directrice des études au Cégep de St-Félicien avant de devenir la DG de l’établissement, a entamé sa réflexion au début de l’année scolaire en cours. « C’est important pour un poste comme celui-là de partir au bon moment en s’assurant que l’équipe de direction demeure stable. Il fallait également assurer une bonne transition avec le plan stratégique », explique-t-elle.
« On souhaite que la personne qui va me succéder soit en mesure de bien remplir ses fonctions. Il reste deux années à cette planification stratégique 2023-2028, pour laquelle 80% de ce qui était prévu est réalisé. La personne qui me succédera aura donc une année pour en prendre connaissance et une autre année pour écrire la prochaine. Je me suis donc dit que c’était le bon moment. »
Non à la politique provinciale
Mais, pas question, pour celle qui occupait les fonctions de DG au Cégep de St-Félicien, depuis six années, de revenir sur sa décision quant à l’invitation que lui avait formulée le Parti Québécois (PQ) pour se présenter candidate et de croiser le fer au prochain scrutin provincial, le 5 octobre prochain.
« J’y ai longuement réfléchi et je ne changerai pas d’idée. Je souhaite profiter d’un temps d’arrêt, prendre soin de moi et voyager. Et également m’occuper de ma santé. »
En mode pause
Pour les premiers mois de sa retraite du Cégep, elle entend donc se placer en mode pause.
« Cependant, après un certain temps, je ne ferme pas la porte pour accepter de petits mandats. Par exemple, je vais probablement accepter des mandats de ma fille qui est actionnaire d’une entreprise en comptabilité et ressources humaines. »
Elle terminera donc ce dernier bout droit comme directrice générale du Cégep de St-Félicien avec le sentiment du devoir accompli. « Je désire passer le flambeau au bon moment pour amener le Cégep ailleurs », conclut-elle.