Chambord devra débourser 45 000 $ de plus en études pour le projet de raccordement en eau potable du secteur est de Chambord avec la Ville de Desbiens. En tenant compte du règlement adopté en août 2022 qui décrétait une dépense et un emprunt de 235 435 $ pour ces études, la facture totale passe donc à 280 435 $, avant même de procéder à la première pelletée de terre.
Un avis public émis le 23 juillet dernier confirme cette décision d’augmenter le budget alloué aux études.
« Une nouvelle exigence du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs nous demande d’ajouter 45 000 $. On nous oblige à procéder à des études supplémentaires pour du forage qui déterminera la qualité de la terre », explique le maire, Luc Chiasson.
Chambord doit également actualiser les coûts du projet et procéder à de la caractérisation initiale qui permet d'établir la qualité des sols, avant la réalisation d'un projet.
« Sans oublier qu’on doit tenir compte du côté archéologique sur le site projeté des travaux. Également, parce qu’on se retrouve dans un marais, on doit respecter les réglementations gouvernementales en lien avec les zones humides et hydriques. »
L’après-étude
Par la suite, lorsque les études seront complétées et que l’on connaîtra les nouvelles estimations de coût, les citoyens concernés par ce projet seront consultés.
« Initialement, le coût du projet était estimé à 4,3 M$. On sait que la pandémie a fait exploser les coûts de construction. Par exemple, si on présente un projet de 8 M$, l’accessibilité sociale pourrait être compromise et peut-être que les gens nous diront de modifier le projet », ajoute le maire Chiasson.
Par la suite, si les résidents de ce secteur acceptent d’aller de l’avant, Chambord devra adopter un autre règlement, cette fois-ci pour procéder au financement pour la construction des infrastructures.
« Il est difficile de se fixer un échéancier. On pense recevoir le résultat des études l’automne prochain, ce qui nous permettra de rencontrer les citoyens et par la suite d’enclencher toutes les étapes de réalisation. Si tout va bien, on pourrait envisager de débuter la construction à la fin 2024, début 2025. »
Secteur de villégiature
Au total, le projet concerne 90 résidences principales et secondaires. Le maire explique que les aides gouvernementales pour ce type de projet sont disponibles uniquement pour les résidences principales.
« Puisque nous sommes dans un secteur de villégiature, on ne pourra obtenir de l’aide gouvernementale pour les résidences secondaires », conclut-il.