Les 3, 4 et 5 mars prochains, le Tribunal administratif du travail (TAT) tiendra des audience portant sur la demande de maintien de services assurant le bien‑être de la population déposée par le CPE Le Jardin de Robi dans le cadre d’un conflit de travail qui perdure depuis plusieurs mois.
Il s’agit de la toute première requête étudiée par le TAT dans le cadre du nouveau régime instauré par la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, communément appelée Loi 14.
Cette audience réunira trois parties : Le CPE Le Jardin de Robi, à l’origine de la demande, le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac‑Saint‑Jean – FSSS‑CSN et le Procureur général du Québec.
Durant ces trois jours d’audience, les acteurs du conflit auront l’occasion de présenter leurs arguments. À la suite des représentations, le Tribunal devra rendre une décision qui déterminera si des services du CPE doivent continuer d’être offerts durant la grève.
Si le Tribunal conclut que des services doivent être maintenus, une période de négociation de sept jours s’ouvrira entre le CPE et le syndicat afin d’en établir les modalités. En cas d’impasse ou si l’entente proposée est jugée insuffisante par le TAT, celui-ci sera alors chargé d’établir lui-même les services devant être maintenus.
Rappelons qu’au cœur du litige se trouve le souhait de l’employeur d’abolir une demi-heure de dîner rémunérée pour des raisons financières, un droit dont bénéficient les travailleuses du CPE depuis plus de quatre décennies.