Lors de l’entrevue avec le couple, le 1e avril dernier, l’auteur de ces lignes pensait qu’Alphonse Therrien voulait lui lancer un « poisson d’avril » en racontant qu’il s’était rendu, en 2025, alors âgé de 101 ans, en triporteur, au Festival des Camionneurs de La Doré.
Non! Tel n’était pas le cas. En excellente santé, il a décidé, avec un ami qui possédait également un triporteur de se rendre à La Doré, un trajet, aller-retour, de 40 kilomètres.
En excellente forme, il entreprend ce trajet en compagnie d’un ami, lui aussi équipé d’un triporteur.
« Pour le retour, je ne voulais pas emprunter la route régionale. On a choisi le rang Saint-Joseph, surtout en gravier. Près des bleuetières, j’ai craint une panne de batterie », raconte-t-il.
Autre fait marquant : il conduit son automobile jusqu’à l’âge de 100 ans.
Un bon vivant
Au début de leur relation, Alphonse Therrien pose une seule condition à celle qu’il appelle « mon amour » : « Je lui ai demandé de venir me voir chaque matin, de 6 h 30 à 8 h. »
Le centenaire débute ses journées dès 4 h. Après sa routine matinale, il parcourt les corridors, multipliant les rencontres avec les résidents.
« Je prends toujours les escaliers dans cet immeuble de quatre étages. L’an dernier, une chute m’a surpris : un journal traînait sur la première marche. J’ai glissé, mais j’ai réussi à m’agripper à la rampe. Résultat : un genou douloureux. »
Vivre dans le public
Au cours de sa vie, il a travaillé comme policier-pompier à Saint-Félicien. Bien connu dans le milieu, il marque aussi la mémoire collective comme agent de sécurité au Zoo sauvage, dans divers événements et à l’Autodrome.
Plusieurs se rappellent également sa présence à l’entrée des gradins du Centre sportif Marianne-St-Gelais, où il percevait les billets pour assister aux matchs.
Vivre jusqu’à 107 ans
Sa recette pour garder la forme :
« Chaque soir, avant de me coucher, je prends un petit verre de gin d'appellation De Kuyper. » Dernière confidence, lancée sur un ton complice : « Je veux me rendre à 107 ans. » À la question du pourquoi, il répond simplement : « C’est un secret. À suivre ! »
Pour l’auteur de ces lignes, ce fut un véritable coup de cœur que de rencontrer ce couple inspirant.